Joseph Jallier est né le 16 mars 1912 à Montel-de-Gelat dans le département de la Loire.
Il s’engage en tant que volontaire pour une durée de 3 ans le 17 juillet 1931 en tant que mécanicien électricien en étant incorporé au 37ème régiment d’aviation.
Il obtient son brevet de mécanicien l’année suivante, le 10 juin. Il est alors promu caporal le 25 juillet 1932. Il est détaché pour une durée supérieure à 6 mois à la 9ème escadrille radio le 27 juillet 1932. Il part en opération à Tadla le jour suivant.
Il est nommé sergent pour prendre rang au 04 février 1933. Il passe alors à la première escadrille pour une durée supérieure à 6 mois. Le 08 février 1933.
Il est admis à l’école des sous-officiers du personnel navigant la même année.
Il embarque à Casablanca le 7 octobre 1933 et obtient son brevet militaire de pilote d’avion le 11 juillet 1934.
Il rejoint alors la base 112 et est affecté à la 42ème escadre légère de défense à la 2ème compagnie, première escadrille, en août 1935. Il rejoint la 4ème escadre aérienne sur la base aérienne de Reims, le 1er décembre 1936. Le 13 septembre 1937 il est admis à l’École militaire de l’air.
Il est promu au grade de sous-lieutenant le 1er octobre 1938. Il est alors affecté à la base aérienne d’Étampes le 15 octobre 1938 après avoir obtenu son brevet d’observateur. Il arrive à la première escadre de chasse le 7 novembre 1938.
Lorsque la guerre éclate, il part aux Armées avec le groupe de chasse monoplace 2/1 en août 1939.
Il est affecté au groupe 1/9 en Afrique du Nord le 15 décembre 1939. Il arrive à Oran le 19 décembre et quitte l’Algérie pour la France le 30 mars 1940.
Il est affecté alors en Tunisie. En mai 1940.
Il rejoint le groupe de bombardements 2/25 le 1er septembre 1940 et est alors promu au grade de lieutenant le 15 septembre 1940.
Il est affecté au groupe 2/3 à Alger, Maison Blanche le 25 août 1941. Il fait mouvement sur la Régaïa à Alger, le 26 novembre 1943.
Il est promu au grade de capitaine à titre temporaire, le 25 décembre 1943.
Il fait mouvement sur Bonn le 13 avril 1944.
Il disparaît le 31 juillet 1944 à 10h30 au cours d’une mission aérienne de guerre dans la région de Véron, près d’Orange dans le Vaucluse. Son avion est touché par la DCA et son parachute se met en torche. Il est donc présumé décédé et rayé des contrôles le 1er août 1944. Il est déclaré mort pour la France et inhumé au cimetière de Malaussène dans le Vaucluse.
Il est titulaire de la croix de guerre à 1939-1945 avec palme.
Citation
Citation à l’ordre de l’armée aérienne. En date du 30 octobre 1944.
« Excellent commandant d’escadre dont les qualités d’instructeur et de chef ont permis à son unité d’obtenir, dès le début de son engagement, de très bons résultats en bombardant en piqués et en mitraillages. A brillamment participé aux opérations de l’île d’Elbe, le 17 juin, en réduisant au silence, malgré un feu nourri, plusieurs batteries et en bombardant des installations portuaires facilitant, ainsi, le débarquement des troupes au sol. A détruit, avec sa patrouille, le 8 juillet 1944, 1 Messerschmitt BF109 au sol. Totalise 34 missions de Coastal Command et 25 missions d’opérations sur l’Italie au cours desquelles il fut atteint une fois par la DCA.»
Commandant ® BLANC Laurent et Commandant ® Dr. BRUN Christian
