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Le capitaine Georges Guynemer est une véritable icône dans l’Armée de l’air. L’Aéronautique militaire française honore sa mémoire chaque année, le 11 septembre, depuis 1925.

Tout dans sa vie a concouru à en faire un mythe. Il naît dans un milieu plutôt bourgeois ; son père est un ancien Saint-Cyrien. Le jeune Georges est un enfant insoumis, tenace et décidé. Il fait volontiers le coup de poing dans la cour de l’école, le plus souvent pour défendre les plus faibles. C’est un enfant doué mais de santé fragile. Il prépare l’École polytechnique mais doit abandonner à cause de sa santé. Il vit à une époque troublée, la guerre, propice à l’émergence de héros et, incontestablement, il en sera un.

À force d’opiniâtreté, il est engagé dans l’Aéronautique militaire, à l’échelon le plus bas, après de nombreux refus liés à son état de santé déficient. C’était le 23 novembre 1914. Peu de temps après, remarqué par un officier d’encadrement, il réussit à être admis comme élève-pilote et obtient son brevet, non sans peine, le 1er avril 1915. Sa maladresse, constatée dès le début l’amène à plusieurs reprises au bord de l’élimination, mais son courage, sa détermination, son patriotisme exacerbé lui permettent de franchir tous les obstacles. Le 8 juin 1915, il rejoint l’escadrille des « Cigognes » que commande le capitaine Brocard et le 19 juillet, avec son mécanicien Guerder, il réussit à abattre un « Aviatik ». Cette première victoire sera une véritable libération. Après une période de 4 mois sans victoire mais au cours de laquelle il perfectionne sa technique de vol et de combat, il renoue avec le succès en abattant trois avions en 9 jours. Il fête ses 21 ans dix jours plus tard, le 24 décembre et il est fait chevalier de la Légion d’honneur la veille de son anniversaire.

Le 12 avril 1916 il est nommé sous-lieutenant et un mois plus tard, après quelques semaines d’inactivité due à une blessure reçue dans le ciel de Verdun, il est désigné pour porter le premier drapeau de l’Aéronautique militaire remis à Dijon par le colonel Girod, inspecteur des écoles d’aviation.

Il rejoint ensuite les « Cigognes » à Amiens où débute la bataille de la Somme (du 10 juin 1916 au 26 janvier 1917) au cours de laquelle il remporte 22 victoires. Avec son escadrille il gagne ensuite la région de Nancy et son palmarès ne cesse de s’accroître pour atteindre 42 victoires au moment où il est nommé capitaine (le 11 juin 1917) et officier de la Légion d’honneur. Il n’a pas 23 ans.

La bataille se déplace vers les Flandres. Le 20 août, il remporte sa 53ème victoire à partir du terrain de Bonnemaison à côté de Reims. Désigné pour prendre le commandement de l’escadrille des « Cigognes », il pouvait s’abstenir de voler mais l’appel était plus fort que lui. Ainsi, le 11 septembre, il prend l’air pour la dernière fois pour effectuer une mission de reconnaissance et disparaît dans la région de Poelkapelle, en Belgique. Son corps fut découvert par une patrouille allemande mais ne fut pas évacué immédiatement et disparut broyé par le déluge de feu d’une préparation d’artillerie. Il entra ainsi dans la légende.

L’accession de Guynemer au panthéon des aviateurs a été fulgurante. Celle de certains autres l’a été tout autant mais ce qui place Guynemer à part c’est la manière, c’est son indomptable énergie, sa foi inébranlable en la France …. et sa disparition dans l’éther. C’est tout cela qui en a fait un mythe mais il ne faut pas oublier pour autant tous les autres : les Fonck, Nungesser, Madon, Boyau…. La liste est très longue.

Sans la moindre hésitation, la première promotion de l’École de l’air a choisi le Capitaine Guynemer comme parrain et l’École a adopté sa devise : « Faire face »

Commandant ® BLANC Laurent et Commandant ® Dr. BRUN Christian

La 47ème victoire de Georges Guynemer (1)
Capitaine Georges Guynemer, porte drapeau de l'aviation militaire
La 47ème victoire de Georges Guynemer (2)
Guynemer et le Vieux-Charles - parrain de la promotion EA 1935
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