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Il est né le 7 août 1917 à Laurenan dans les Côtes-d’Armor (anciennement Côtes du Nord).

Il rejoint le 1er octobre 1936 l’école de l’air à Versailles, où il est le plus jeune de la promotion Astier de Villatte.

Il est nommé sous-lieutenant le 15 octobre 1938 à l’issue de sa scolarité. Deux ans après, il passe lieutenant au tout début de la Seconde Guerre mondiale.

Durant cette période, il obtient son brevet de pilote n° 26081 le 13 octobre 1937 ainsi que son brevet d’observateur 4323 le 15 septembre 1938.

A l’issue de sa formation académique et aéronautique, il est affecté à la 22ème escadre aérienne le 14 septembre 1938. Le 21 juin 1939, il rejoint la 6ème escadre aérienne.

Il est alors affecté au groupe de chasse 3/6 et fait mouvement sur Alger (Maison-Blanche).

Le 11 avril 1940, il participe à l’interception d’un Dornier 17 et l’abat. C’est sa première victoire aérienne.

Le 14 mai, il descend un Heinkel 111. Le 30 mai 1940, il prend part à 4 combats dont 3 se terminent par la chute du bombardier ennemi. Ainsi, il se distingue brillamment au cours de la Campagne de France, ce qui lui vaudra trois citations.

En juin 1941, au cours de la Campagne de Syrie, il contribue à abattre un Fairey Fulmar et 2 Hawker Hurricane. Le 23 juin 1941, au cours d’un deuxième combat à Rayack en Syrie, il disparait en luttant contre plusieurs appareils de la Royal Air Force, se sacrifiant pour permettre à ses camarades de se dégager d’une situation délicate.

« Le 23 juin, le lieutenant Steunou livre à la verticale du terrain un combat victorieux dans lequel trois avions sur sont abattus.

Mais le soir même, l’ennemi revient en nombre avec un matériel supérieur.

Le lieutenant Steunou, reprend le combat à la tête de sa patrouille. La supériorité est trop manifeste. Comme la tradition l’impose au chef, il se dévoue alors pour dégager ses équipiers. Pris à partie par plusieurs chasseurs ennemis, son avion désemparé, il accepte le sacrifice mais le devoir étant accompli il peut alors penser aux siens. Dans un dernier effort il jette par-dessus bord son portefeuille qui contient les photos de sa femme et de ses enfants et une somme d’argent qu’il avait économisée pour eux. »

Mort pour la France en combat aérien, chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume, titulaire de la Croix de guerre avec 2 palmes, 1 étoile vermeil et 1 étoile de bronze, il totalise 361 heures 35 de vol, 5 missions de guerre et 5 victoires aériennes à son actif.

Commandant ® BLANC Laurent et Commandant ® Dr. BRUN Christian

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