Back

Jean Dagnaux est né à Montbéliard en 1891.

Incorporé en 1912, il participe comme artilleur aux premiers combats de 1914. Observateur en 1915, puis pilote, il est grièvement blessé en février 1916 et amputé d’une jambe en 1917, il n’en continue pas moins à voler. Il reprend le combat dans l’aviation de bombardement aux côtés de Vuillemin, obtient 4 victoires et sera cité 13 fois. Le lieutenant Dagnaux prend ainsi une part brillante à la Première Guerre mondiale. Il est, en 1919, lieutenant pilote à l’escadrille dite des grands raids.

En Breguet 14B1, il effectue en compagnie de Vuillemin le Raid Villacoublay, Le Caire via Constantinople et Beyrouth. Il est victime alors d’un accident au retour à Beyrouth.

Toujours en 1919, il relie Paris à Biskra et Touggourt.

En 1920, en Breguet 16BM2 il participe, avec le commandant Vuillemin, à la fameuse mission Rolland (liaison Paris Tombouctou avec 7 avions). Au cours de cette mission devait disparaître, non loin du Niger, le général Laperrine. Dagnaux, lui, toujours malchanceux, tombe en panne. Il se pose le long de la piste transsaharienne. Il n’en est pas moins le premier à établir la liaison : Paris, Tamanrasset.

Dagnaux l’africain va consacrer sa vie à la pénétration aérienne de l’Afrique. En 1925, c’est encore avec Vuillemin et Le Prieur qu’il tente le raid Paris-Niger en Blériot 115 quadrimoteur Hispano-Suiza de 180 chevaux. Si le « Roland Garros » de Vuillemin regagne Paris, mission accomplie, le « Jean Casale » de Dagnaux, poursuivi par la malchance, s’abat au décollage de Gao, en février ; Dagnaux est blessé, son radio Mendel est tué.

Deux ans après, le 10 février 1927, sur Breguet 19, Il atteint Tananarive qu’il relie ainsi à Paris. Il sera une fois encore victime d’un accident au retour au bord du Zambèze.

En 1934, à la création d’Air Afrique, il en devient le directeur et met en place un réseau qui exploite la transversale Tunis-Casablanca via Alger et Oran et la grande pénétrante, Alger-Gao-Niamey-Fort Lamy-Bangui-Brazzaville-Tananarive.

En 1939, le commandant de réserve Dagnaux reprend volontairement du service à la 34ème escadre de bombardement sous les ordres du colonel François, dont il devient le second.

Le 17 mai 1940, au cours d’une mission de reconnaissance de nuit en Amiot 354 dans le secteur de Vervins (Aisne), il est pris à partie par la DCA de la division blindée allemande qu’il attaquait à la bombe, à 500 mètres d’altitude. Il est abattu en flammes à la lisière de la forêt de Nouvion.

Il est déclaré mort pour la France en mai 1940.

Commandant ® BLANC Laurent et Commandant ® Dr. BRUN Christian

error: Ce contenu est protégé !!!