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Georges Tricaud est né à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) le 27 août 1901. Après son baccalauréat, il suit des études de droit sur l’insistance de son père, mais les abandonne au bout de 18 mois en 1921 pour entrer dans l’Armée.

Le 18 janvier 1921 il s’engage à Tours au 31ème régiment d’aviation. Il devient élève à Villacoublay sous les ordres du moniteur Fronval. Il est lâché sur Morane HP le 30 juillet 1921.

Il obtient son brevet de pilote (n° 19118) le 18 septembre après 45 heures 40 de vol et 92 atterrissages. Il est nommé caporal dans la foulée.

Le 14 octobre 1921 il est muté à l’école de perfectionnement d’Istres où il vole sur Nieuport, Salmson et Spad 13.

En mars 1922, il est affecté à la 6ème escadrille du 3ème régiment de chasse à Châteauroux. Il vole sur Spad 220HP et Nieuport 29. Il et nommé sergent en juillet 1922.

Il est reçu 4ème à l’examen des Elèves officiers d’active en juillet 1925. Il est alors nommé aspirant en septembre, il suit les cours de l’école à Versailles jusqu’en août 1926. Il totalise alors 404 heures de vol.

Le 1er octobre 1926 il est nommé sous-lieutenant et rejoint le 33ème régiment d’aviation de l’Armée du Rhin.

Il vole au 2ème groupe de chasse, commandé par le capitaine Romatet, sur Nieuport 29C, Breguet 19 et Nieuport 62. Il est breveté observateur n° 372.

En 1929 il commande une escadrille du groupe.

Il quitte le 33ème régiment à l’évacuation de la zone rhénane en mars 1930 et revient au 3ème régiment de chasse à Châteauroux où il vole sur Nieuport 62. Il est alors Lieutenant et totalise 1207 heures de vol.

En 1931 il est affecté à l’école des moniteurs d’Etampes et vole sur Morane-Saulnier 230.

Il quitte l’école au bout de 5 mois pour être affecté au 11ème régiment d’aviation de Metz dans le bombardement.

Il commande la 4ème escadrille où il vole sur Breguet 19 et commence à s’entraîner au vol sans visibilité.

Il passe capitaine le 25 mars 1933.

En août 1934 il est affecté à la 42ème escadre mixte de Chartres au poste d’adjoint du commandant du 1er groupe de chasse de jour.

En janvier 1935, il commande la 4ème escadrille de chasse de nuit qui fait mouvement sur Reims. Il vole sur différents types d’avion, notamment sur Dewoitine 500.

Il quitte Reims le 19 mai 1937 pour prendre le commandement du groupe aérien régional de chasse n° 572 à Oran. En décembre 1939 il prend le commandement du groupe 1/6.

En 1940, son histoire est celle du groupe 1/6. Pendant la Campagne de France début avril, il abat un Junker 52, met en difficulté un Dornier 178, puis au mois de mai, 2 Messerschmitt 109 sont descendus en flammes et un autre qui est mis en difficulté. Attaqué par 3 Messerschmitt 109, Il est abattu et saute en parachute à Cantin (Nord). Il est recueilli par la dernière moto des convois qui évacuent et arrive à Calais. Il passe en Angleterre où il est mis en prison pendant 3 jours. Il rentre en France le 26 mai et apprend sa nomination au grade de commandant.

Le 30 mai il se replie sur Bergerac, puis sur Salon-de-Provence où le groupe n’a plus que 7 pilotes sur 26.

En août 1940, il prend le commandement du groupe de chasse 3/9.

En avril 1941, il passe en Afrique du Nord et prend le commandement du groupe de chasse 2/5 à Casablanca.

Le 8 novembre 1942, il reçoit un coup de téléphone de l’officier de garde : « Les Américains débarquent en plusieurs points du Maroc (phase finale de l’Opération Torch).

L’ordre est clair : s’opposer à la violation du territoire. Il est exécuté la mort dans l’âme. Les P 36 du Groupe de chasse 2/5 décollent pour faire face aux Wildcat et aux Douglas Dauntless du porte-avions Ranger.

Le commandant Tricaud tient à être le premier. Souffrant d’une sciatique qui, au désespoir du médecin, l’oblige à être hissé dans son appareil, il dit qu’il ne ressent plus la douleur en altitude.

A 8 heures 15, lors du premier combat, il abat un appareil américain au -dessus du terrain d’aviation de Casablanca.

A 8 heures 30, il est abattu sur la route de Mazagran au kilomètre 7, avec 4 autres pilotes.

Son 9ème carnet de vol, signé par le commandant Martin, se termine ainsi : « Mort au champ d’honneur en combat aérien pour la défense de l’Empire. »

Le commandant Tricaud totalise 2758 heures de vol dont 26 heures 35 de vol de guerre et 286 heures de vol de nuit. Il est officier de la Légion d’Honneur et titulaire de la Croix de guerre avec 4 palmes.

Inhumé au cimetière de Casablanca avec ses compagnons d’arme, sa dépouille a été transférée en 1957 au cimetière de Laroque d’Olmes (Ariège)

Commandant ® BLANC Laurent et Commandant ® Dr. BRUN Christian

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