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Capitaine Thouvenin de Villaret, parrain de la promotion EA 1943 AFN

Le capitaine Jacques Thouvenin de Villaret est né à Nancy le 31 août 1914, dans une famille aux traditions militaires fortement établies : un père général, un grand-père colonel et une mère, elle-même fille de général. Il a 2 frères, l’un, l’aîné, sera père jésuite, le dernier fera une brillante campagne en Libye en 1943. Mais grièvement blessé, il mourra à l’âge de 32 ans des suites de ses blessures.

Le capitaine de Villaret accomplit la première partie de ses études successivement à Saintes, à Sainte Maurille, à Angers, à Saint-Jean de Béthune, à Versailles et au collège Saint-Clément de Metz, établissement réputé pour le niveau de son enseignement et la rigueur de sa discipline.

C’est un très brillant élève qui, comme le précise ses camarades de promotion, aurait pu tout aussi bien, compte tenu de sa culture et de ses connaissances littéraires, faire une carrière dans un grand corps de l’État. Il gagnera d’ailleurs la Coupe de la DRAC, concours d’éloquence organisé par les écrivains anciens combattants au profit des écoles libres de France. Cependant, fidèle aux traditions de sa famille, c’est vers une carrière militaire qu’il s’oriente.

Il entre donc à Sainte-Geneviève, à Versailles, pour préparer Navale et l’Air. Reçu aux deux concours, il opte pour l’Armée de l’air et fera partie de la première promotion de l’Ecole de l’air, la promotion Guynemer, où il est admis avec le rang de troisième.

Après son séjour en école, on le garde comme instructeur à l’Ecole de l’air à Versailles, de 1937 à 1938. Il est ensuite versé au groupe de bombardement 2/32 où il reste affecté de 1938 à 1943, puis, il est désigné pour faire partie de l’encadrement de la promotion de l’Ecole de l’air, reconstituée à Marrakech en 1943.

Chef de la 2ème brigade, le capitaine de Villaret est très estimé de ses élèves officiers qui, malgré la brièveté de la période passée sous ses ordres, juillet à octobre 1943, ont cependant le temps d’apprécier ces grandes qualités comme l’image qu’il a laissée de sa personnalité :

  • droiture et rigueur, une distance voulue en même temps qu’une attention marquée vis-à-vis de chacun de ses élèves ;
  • sens de la mesure, des ordres clairs et précis, sans jamais un mot plus haut que l’autre ;
  • culture très éclectique qui lui permet d’animer et d’enrichir singulièrement les débats au cours des veillées ;
  • grande sérénité chez un officier pénétré au plus haut point du sens du devoir et qui sait persuader ses élèves qu’entrer à l’Ecole de l’air était bien le meilleur choix.

Après sa mort, le 21 octobre 1943, au cours d’un exercice de nuit sur Douglas DB7, le Capitaine de Villaret, sera inhumé à Agadir. À la fin de la guerre, sa dépouille mortelle sera ramenée en métropole.

Selon sa volonté, il repose aujourd’hui dans le Lot, berceau d’une partie de sa famille dans la petite commune de Saint-Laurent-Lolmie. Il y avait acquis, avant la guerre, une petite maison sur un lopin de terre, car c’est là qu’il comptait finir ses jours.

Commandant ® BLANC Laurent et Commandant ® Dr. BRUN Christian

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