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Commandant Jacques-Henri Schloesing, parrain de la promotion EA 1950

Jacques Schloesing est né le 12 décembre 1919 à Montreux, en Suisse. Après avoir passé son baccalauréat philo, il fait une première année de licence de droit. Il commence sa carrière militaire comme engagé volontaire pour la durée de la guerre le 24 septembre 1939 au centre d’instruction de Laval.

A l’issue de son instruction militaire de base, il est affecté à l’École de l’air de Versailles le 19 novembre pour suivre les cours des élèves officiers de réserve à compter du premier décembre.

Il est nommé aspirant le 1er avril 1940 et passe avec succès son brevet d’observateur le 1er mai. Il est alors affecté au centre d’instruction du bombardement à Toulouse le 5 juin. C’est là qu’il entend le discours du maréchal Pétain annonçant l’armistice et aussitôt, entraînant quelques camarades, il gagne l’Angleterre à bord d’un vieux simoun pour être incorporé dans les Forces Françaises Libres le 22 juillet 1940.

Admis comme élève pilote à l’école de pilotage de Odihan, il est nommé sous-lieutenant le 1er novembre 1940 et poursuit son instruction comme pilote de chasse au centre d’entraînement aux opérations de guerre l’O.T.U. 59 le 17 août 1941.

Il est alors affecté au Squadron 17, puis muté au Squadron 132 le 13 octobre avant de rejoindre enfin une unité française, le groupe de chasse n° 2, le 7 novembre.

Sa promotion est très rapide puisqu’il est promu au grade de lieutenant le 1er mai 1942, et au grade de capitaine 5 mois plus tard, c’est-à-dire le 3 octobre.

Pendant ce temps, il suit de nombreux déplacements du groupe « Ile-de-France » sur le territoire de Grande-Bretagne qui, en coopération avec d’autres Squadrons, participe à de très nombreuses missions de guerre sur les « Spitfire » qui équipent le groupe.

C’est au cours de l’une d’elles, le 2 novembre 1942, que le capitaine Schloesing enregistre sa première victoire sur un Focke-wulf 190 au large d’Abbeville alors qu’il est commandant d’escadrille.

Il prend le commandement du groupe le 1er décembre 1942 et est promu au grade de commandant le 15 février 1943. Mais il ne connaîtra pas cette nomination tout de suite. En effet, l’avant-veille, le 13 février, au cours d’un violent combat aérien au nord de Doullens, il est pris à partie par des Focke-wulf 190 et est abattu en flammes. Il peut sauter en parachute, mais il est porté disparu.

Arrivé à terre, il réussit à échapper aux Allemands en se cachant tantôt dans les forêts, tantôt dans les fermes où il trouve l’aide minimum qui lui permettra de joindre sa famille et un réseau de résistance. Là, il soigne ses plaies, impatient de retourner se battre et réussit à regagner l’Espagne où il est interné. Il s’en évade et rejoint Gibraltar le 2 mai 1943. Il repart aussitôt pour l’Angleterre ou avant d’entrer à l’hôpital le 14 juillet, il va rendre visite à ses anciens camarades du groupe le 14 mai.

Il ressort de l’hôpital le 19 juillet et rejoint le même jour le Squadron 340 « Ile de France ». Il est ensuite muté à la première section de la compagnie administrative n° 1, le 25 novembre 1943.

Ce n’est que le 3 juillet 1944 qu’il revient au Squadron 340 comme adjoint au commandant du groupe basé alors à Selsex-Hill pour participer aux missions de couverture de bombardiers, de bombardement en piquet et de chasse pure au-dessus du territoire français encore occupé.

Il commence alors la seconde Campagne de France après le débarquement. Le groupe « Ile-de-France », ayant repris contact avec le sol national, suit le front au fur et à mesure qu’il se déplace vers l’Est. Le 24 août, le commandant Schloesing quitte le groupe « Ile de France » pour prendre le commandement du groupe « Alsace » et 2 jours après, le 26, lors d’une attaque de véhicules ennemis au nord de Rouen, il est pris en chasse par un groupe important de Messerschmitt 109 et de Focke-wulf 190. Il est alors abattu en flammes. Cette fois, il reste dans son appareil et trouve une mort glorieuse le lendemain de la Libération de Paris.

Commandant à 24 ans, cité à l’ordre du groupe aérien, de l’Armée de l’air et des Forces Françaises Libres, décoré de la Croix de guerre avec palme de bronze et palme de Vermeil, de la Croix de la Libération, de la Croix de guerre tchécoslovaque puis de la DFC britannique, Officier de la Légion d’Honneur, il fut un exemple de courage et de détermination dans les circonstances les plus dangereuses.

Commandant ® BLANC Laurent et Commandant ® Dr. BRUN Christian

Commandant Jacques-Henri Schloesing - parrain de la promotion EA 1950
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