Gaston Le Cong est né le 13 février 1930 à La Tronche, dans le département de l’Isère. Il effectue ses études au lycée Saint-Louis à Paris, dans le but de présenter les concours d’entrée dans les grandes écoles.
Ayant satisfait aux épreuves du concours d’admission à l’École de l’air de Salon-de-Provence, Gaston Le Cong est pris en compte par l’Armée de l’air le 3 octobre 1949 et intègre la promotion 1949. Il entame son parcours de formation, pour devenir officier dans le corps du personnel navigant.
À l’issue de sa formation à l’École de l’air, il est détaché aux États-Unis, à Connally au Texas à partir du 19 décembre 1950, pour y suivre des stages d’instruction et de perfectionnement dans le cadre de sa formation de personnel navigant. Pendant cette phase de formation, il est promu sous-lieutenant le 1er octobre 1951. Il est breveté pilote militaire le 9 février 1952 (n°34090).
Une fois ces stages terminés, il est rapatrié en France le 15 février 1952. Peu de temps après, le 23 avril 1952, il est affecté à la 3ème escadre de chasse, alors basé à Reims, au sein de l’escadron de chasse 2/3 « Champagne » en tant que pilote en escadrille. Au sein de cet escadron, Gaston Le Cong est promu au grade de lieutenant le 1er octobre 1953 et il est classé pilote de chasse le 1er janvier 1954. Suite à cela, il passe de l’escadron 2/3 « Champagne » à l’escadron 3/3 « Ardennes » où il prend le commandement de la 1ère escadrille le 1er avril 1954.
Il demande, par la suite, à être affecté à l’Escadrille d’Aviation légère d’appui 1/71 en Tunisie. Le lieutenant Gaston Le Cong étant un pilote aux qualités reconnues, sa demande est acceptée et il y est affecté le 19 avril 1956 en tant que commandant d’escadrille. Cette escadrille est administrée par la Compagnie Air 2/157 en Tunisie au titre provisoire de maintien de l’ordre.
Au cours d’une mission opérationnelle dans le Sud tunisien le 28 avril 1953, à Tamerza, une patrouille de SIPA de l’Escadrille d’Aviation Légère d’Appui 1/71, dont il est le commandant, entre en contact avec un convoi tombé dans une embuscade.
L’équipier assure le trafic radio avec les camions attaqués tandis que le chef de patrouille s’éloigne vers le Sud vraisemblablement pour surveiller les environs. L’avion du lieutenant Le Cong est retrouvé quelques instants plus tard à proximité d’une piste, il s’est écrasé parfaitement à plat provoquant l’explosion des roquettes et la dislocation de l’appareil.
Les débris de l’appareil, étant tombés en zone d’insécurité, ils n’ont pas pu être examinés avec les soins qu’il aurait fallu pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Néanmoins, à la suite d’une expertise très rapide, en l’absence de traces de balles ennemies sur l’appareil et compte tenu de la valeur et de l’expérience aéronautique du Lieutenant Le Cong, l’hypothèse d’un tir rebelle l’ayant tué ou grièvement blessé pendant qu’il pilotait a été retenue comme la plus vraisemblable.
Le Lieutenant Le Cong totalise 2258 heures 30 de vol dont 416 en vol opérationnel pour un total de 241 missions. Il a été distingué à plusieurs reprises :
- Citation à l’ordre de l’armée le 15/12/1956 – Croix de la valeur militaire avec palme.
- Citation à l’ordre de l’armée le 22/03/1957 – Croix de la valeur militaire avec palme à titre posthume
- Croix de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.
- Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre – Afrique du Nord avec agrafe TUNISIE le 19/02/1957.
Le Lieutenant Le Cong a été choisi comme parrain de la promotion 1956 de l’École de l’air.
Il est déclaré mort en service aérien commandé et est inhumé au cimetière militaire d’Alger.
