Adrien Astier est né le 17 février 1908 à Taverny dans le Val-d’Oise.
Engagé dans l’aviation en 1926 en tant que mécanicien avion, il est affecté au 1er groupe d’ouvriers d’aviation et est breveté le 13 avril 1927. A l’issue de sa formation, il est affecté au 31ème régiment d’aviation le 21 mai 1927.
Désirant intégrer le corps du personnel navigant, il rejoint l’école d’aviation d’Istres le 15 septembre 1929. Il obtient son brevet de pilote le 13 juin 1930.
Il est admis à l’École militaire de l’air en 1931. Il est nommé sous-lieutenant le 1er octobre de l’année suivante.
A l’issue de sa formation d’officier, et après son stage d’observateur et l’obtention de son brevet, il est affecté au 3ème bataillon de l’air le 28 août 1933.
Il obtient son brevet de pilote d’hydravion le 10 janvier 1934 et rejoint, en septembre de la même année, l’escadrille 343 basée à Marignane en tant que lieutenant.
Le 1er juin 1936 il est affecté à la 8ème escadre de chasse. Il est promu capitaine le 15 septembre 1938.
Il participe à la bataille de France et le 11 mai 1940, il est tué en combat aérien. Il était titulaire de la croix.
Il est fait chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme.
Archives de Madame Adrien Astier
Renseignements sur le combat aérien d’Adrien Astier d’après M. le curé de Thiancourt
« Au cours de ce combat avec l’aviation allemande, le capitaine Astier se voit contraint d’atterrir. Il tourne alors au-dessus de la place de l’église, où sont rassemblés ce jour-là les enfants pour la première communion. Pour les éviter, l’aviateur s’éloigne après un geste d’adieu. L’appareil, durement touché par les balles ennemies, va s’écraser en flammes dans la forêt de Jaulny, où la jeunesse du pays, qui ne saurait oublier ce sacrifice, lui élève un monument.
Tous les ans, le 11 mai, les habitants du pays se rendent sur la tombe du capitaine Astier et y déposent les fleurs du souvenir.
Le curé de Thiancourt a précisé à Mme. Astier qu’en le voyant s’éloigner il lui avait donné l’absolution en raison de la situation tragique dans laquelle il se trouvait (un avion français contre sept avions ennemis). »
Commandant ® BLANC Laurent et Commandant ® Dr. BRUN Christian
