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Henri Grimaud est né le 10 décembre 1917 à Saint-Jean-en-Royans, au pied du Vercors. Il est éduqué dans le culte et l’amour de la Patrie mais également avec l’idée que dans la vie il faut s’élever au maximum de ses possibilités en travaillant sans compter. Henri Grimaud nourrit une passion pour l’aviation qui l’amène à fréquenter très tôt l’aéroclub de Romans, profitant de la naissance de l’aviation populaire qui offre, aux jeunes désireux de servir l’Armée de l’air, une formation au pilotage gratuite. Son brevet de pilote civil obtenu, il s’engage dans l’Armée de l’air et rejoint l’école d’Ambérieu où il passe avec succès son brevet de pilote militaire (n° 26350). Affecté à l’École militaire d’Istres, le 6 décembre 1938, il reçoit la spécialisation chasse avant de rejoindre le Bataillon de l’Air 102 de Dijon le 7 août 1939 puis le Bataillon 108 de Montpellier le 2 septembre 1939 et, dans la foulée, le groupe de chasse 2/7 à Dijon le 16 juin 1940.

Sous-officier exemplaire, équipier ardent et audacieux, pilote de grande classe, il se lance au combat aux commandes de son Morane 406 avec ardeur et abnégation. Ces qualités admirables lui permettent d’accéder au titre d’As de guerre de la Deuxième Guerre mondiale. Durant la Campagne de France, il remporte 5 victoires en collaboration, 3 victoires probables en collaboration et une victoire probable, ce qui lui vaut 3 citations.

 

Le 20 juin 1940, il suit son unité, traverse la Méditerranée et se pose à Bône en Algérie.

Confirmant sa décision de devenir officier, il présente le concours de l’École militaire de l’air qu’il réussit du premier coup.

Le 18 août 1942, il rejoint Salon-de-Provence. Surviennent alors les événements de novembre : le 8, débarquement des Alliés au Maroc et en Algérie, le 11, occupation de la zone libre et fermeture des écoles de Salon-de-Provence. Promu sous-lieutenant le 25 novembre 1942, il est placé en congé d’armistice le 1er mars 1943. Le 10 octobre de la même année, il est affecté à la Compagnie de Guet 33/71 à Privas en Ardèche.

Refusant la défaite et l’occupation, il rejoint le réseau « Andromède- Zéphyr » des Forces françaises de l’intérieur en 1943. En juillet 1944, les Allemands mitraillent et incendient le village de Vassieux et le 21 juillet, environ 200 Waffen SS lourdement armés débarquent d’une vingtaine de planeurs !

C’est au prix de sa vie qu’il s’empare d’une mitrailleuse et protège le repli de ses compagnons. Grièvement blessé, il expire sur place. Il totalisait 510 heures de vol dont 68 en 44 missions de guerre n°1, 5 victoires aériennes sûres et 4 probables. À titre posthume, Il est nommé lieutenant le 1er juin 1944 et est fait chevalier de la Légion d’honneur. Il est également titulaire de la Croix de guerre 1939-1940 et de la médaille des blessés de guerre.

Citation à l’ordre de l’Escadre aérienne n° 4 du 5 janvier 1940

« Jeune pilote remarquablement adroit et précis, excellent sous-officier. Se trouvant dans son appareil en feu à basse altitude, ne s’est jeté en parachute qu’après avoir fait tout ce qui était en pouvoir pour sauver son avion. A été brûlé profondément au visage et aux mains. Cette citation ne comporte pas l’attribution de la Croix de guerre. »

Citation à l’ordre de l’aviation de chasse le 5 juillet 1940

« Équipier ardent et audacieux. Au cours d’un combat contre 50 bombardiers a abattu, avec sa patrouille, un Heinkel 111, le 1er juin 1940. »

Citation à l’ordre de l’aviation de chasse le 5 juillet 1940

« Au cours d’une mission, le 15 juin 1940, a contribué à abattre un avion de grande reconnaissance ennemi. »

Commandant® Dr. Christian Brun

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